Dans un coin de Bretagne, il se passe mille choses... Il a fallu que mon disque dur me lâche pour remettre en service mon vieux Packard Bell tournant sous XP et redécouvrir que oui, avant, j'avais un blog... Les années ont passé, je ne suis plus tout à fait la même, le web n'est plus du tout le même non plus, il évolue, il évolue très vite et sans doute même trop vite... Et avec lui, les comportements changent, les usages changent, la communication entre humains change à une vitesse phénoménale... Je racontai à des collègues comment maintenant j'étais obligée de systématiquement faire la guerre à mes proches car ils "oubliaient" la politesse sur Internet. Pas de bonjour, pas de merci et encore moins d'au revoir. Maintenant, c'est comme s'ils associaient le fait d'écrire un email à celui de me parler en face, comme si le temps n'existait plus, comme si j'étais à leur côté 2 minutes plus tôt. Avec Internet, on croit communiquer plus et c'est vrai que les seules nouvelles de mes neveux, je les ai via Facebook... mais que partage-t-on réellement finalement ?Et qu'a-t-on besoin de partager à tout va avec des gens que nous connaissons à peine ? L'humanité part à vau-l'eau, bouffé par la vitesse, le besoin de toujours aller plus vite et de toujours faire mieux.

Je retrouve Dotclear, whaou comme j'avais oublié son interface déjà optimisée à l'époque ! Quand je pense que son créateur est maintenant développeur chez Temesis, lui aussi a fait du chemin :). Même Flashxpress a fermé ses portes... mes débuts sur le web, mes débuts sur les forums, mes premières relations de travail dans le web, des expériences de vie qui m'ont portées quelques années et offertes de solides amitiés toujours présentes. C'était il y a presque 10 ans...

Bref, je me sens comme un dinosaure accroché à des valeurs complètement dépassées par le web. Aussi, j'ai choisi de m'en éloigner. Je reviens à la vraie vie, vie pleine de contacts réels, vie pleine de projets concrets et non plus virtuels. Et si je salue cet outil devenu comme indispensable dans nos vies, je le remets à sa place car je suis avant tout un être humain et non pas un robot.