La fille seule

Elle traîne sa tristesse
Le long de moites murs
Elle traîne son ivresse,
Rien n'est beaucoup plus sûr...

Les regards la blessent
L'indifférence y règne
Les paroles la stressent
L'ignorance la saigne

L'habituée des placards
Où le désordre est roi
L'habituée des quais de gares
Où le vide se fait au pas

Elle pleure et quelle ivresse !
D'amers sanglots l'escortent
Elle pleure sa détresse
Sur le pas de ta porte.